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Le livre Déraciné à onze ans et demi Tome 1Le livre Le lieutenant Moth Le livre Recueil de Nouvelles
 
 

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Le livre Le lieutenant Moth  Le livre Recueil de NouvellesLe livre Déraciné à onze ans et demi


Sur cette page, des extraits de livres que vous pouvez vous procurer en consultant le site "Thebookedition.com"  ou en me demandant de les commander pour vous.
 Bonne lecture et n'oubliez pas mon livre d'or. Car je tiendrais compte de vos remarques, afin d'ameliorer le site.        
 

 Disponible
Déraciné à onze ans et demi
Tome 1



Chapitre IV
 
L’école, et le football
 
 
 
Mes parents n’avaient pas les moyens financiers pour acheter la télévision, et puis ils me disaient tout le temps que la télévision pourrait m’empêcher de travailler à l’école.
Cette année-là, à mes sept ans et un mois. Je suis entré dans une autre école, elle se situait à une quinzaine de kilomètres de la maison. Je devais me lever très tôt le matin, et il n’y avait pas de moyen de transport.  Je partais à pied avec un cartable dans un état déplorable, il était tellement déchiré que je ne pouvais pas le fermer. Je laissais ma mère en compagnie de ma sœur et de mon frère.  Les premiers jours à l’école se sont déroulés sans problèmes. Une rentrée tout à fait normale, sans aucun incident majeur. Je m’en allais tôt le matin et je rentrais tard le soir. Malgré l’heure tardive. Je passais voir mes deux copains Hamed et Abdallah pour regarder la télévision, car leurs parents étaient d’accord...
Le lendemain, je suis parti à l’école. Et à mi-chemin, j’avais trouvé des adultes disputant une partie de football sur un terrain de fortune. Les buts étaient faits avec deux pierres et le terrain était composé de terre rouge. Il faut dire qu’au Maroc, c’est très fréquent d’en trouver. Je me suis installé sur le bord du terrain, sur une grosse pierre et je me suis mis à regarder la rencontre. Tellement pris par le jeu et l’ambiance qui y régnait. Que je n’ai pas fait attention à l’heure, car évidemment, je n’avais pas de montre! Alors, je me suis levé, et j’ai demandé à un des adultes l’heure qu’il était :
 
« Bonjour, avez-vous l’heure s’il vous plaît ? »
 
 L’adulte m'a répondu qu’il était tard et je ferais mieux d’aller à l’école. Je ne l‘ai pas écouté et je me suis dirigé vers un autre. Ma surprise a été grande, quand il m’a annoncé l’heure, je n’ai même pas eu le temps de le remercier, que j’étais déjà sur le chemin du retour. Pendant le trajet, j’étais en train d’imaginer un plan, au cas où ma mère me poserait des questions. Mais quand je suis  arrivé à la maison. Ma mère ne me posa aucune question sur l’école ou autre. Comme d’habitude. Elle avait fait le repas, et elle était assise dans le salon avec dans ses bras, ma sœur. Les jours qui ont suivi se passaient de la même façon. C’était devenu un loisir. Je m’installais comme un spectateur et j’observais les joueurs de football. Mais pendant que  je regardais cette rencontre, j’avais eu comme un pressentiment, et je me suis retourné, et, j’avais cru apercevoir au loin, une silhouette qui ressemblait étrangement à ma mère. Sur le moment je ne pouvais pas y croire, car ma mère ne pouvait pas être ailleurs que dans sa cuisine. Après quelques minutes, je me suis retourné encore une fois, et elle était un peu plus prés, aucun doute, c’était ma mère !
Je me suis levé comme un fou, et j’ai commencé à courir en direction de l’école. Je ne me suis retourné qu’une seule fois, d’abord pour voir si ma mère me suivait toujours.
Elle était toujours là, elle criait mon prénom, je crois. Même aujourd’hui, je n‘en suis pas sûr, mais ce qui était certain, c’est qu‘elle avait beaucoup de mal à courir et elle devait souffrir. Pendant que je courais, j’ai aperçu un cimetière, et il y avait beaucoup de personnes. Cela ressemblait au jour de la fête des Morts, les gens venaient et ils donnaient aux mendiants des figues, des dattes et du pain.
Je me suis mélangé à la foule et on m'a donnait des fruits. Comme si j’en avais besoin, je prenais sans rien dire, car en ce jour de recueillement, il ne faut pas vexer les visiteurs. Ce jour est sacré pour les musulmans. Ils se racontent que ce jour est béni, car si on va visiter les tombes des morts, on allège leurs souffrances avant leur passage au paradis.
Je ne voyais plus ma mère. Je me suis dit à ce moment-là qu’elle avait rebroussé chemin...








 

Disponible

Le Lieutenant Moth


"dans l'affaire des parasols"


Il y avait tout le temps cette odeur de cigarettes et des eaux de toilette mélangées. Et une odeur sortait de ce lot, une odeur particulière qu’il reconnaitrait parmi des milliers, c’est ce délicieux parfum de cuisson de son petit-déjeuner. Il en salivait d’avance.
Ingrid apparut avec dans les mains un plateau assez garni. C’est une femme magnifique, de longues jambes interminables avec une jupe arrivant aux genoux. Habillé d’une chemise blanche, laissant deviner une poitrine généreuse. Un visage de forme parfaite, de longs cheveux roux descendaient sur les épaules, un petit nez à peine relevé.
Des yeux amandes de couleur verts et de belles tâches de rousseur sur des joues lisses et finement dessinées. Les yeux et la bouche de monsieur Moth restaient grand ouverts devant ce splendide spectacle. On se demande s’il ne venait pas là que pour cette ravissante créature, et ce n’est pas pour son petit-déjeuner. Comme il voulait le faire croire.  
Ingrid s’approcha du lieutenant et d’une voix douce :
« Votre plateau est prêt »
Elle le déposa sur la table et repartit, car la cuisine l’attendait.
Monsieur Moth l’observa s’éloigner, il regardait les mollets et il remonta jusqu’au déhanchement de la jeune, femme. Et il s’est dit : « Quelle belle femme ! Tout de même ! Si j’étais plus jeune, je tenterais ma chance. »
Dans le plateau, il y avait des œufs brouillés faits maison, des tranches de pain complet, un verre de lait, une grande tasse de thé et deux croissants. Le lieutenant venait très souvent déjeuner dans le bar restaurant de monsieur Antoine pour les œufs frais cueillis le matin même. Et c’était le seul endroit ou il pouvait en trouver très tôt dans la journée. Il lui arrive parfois d’en commander deux ou trois et de les gober. C’était « son péché mignon ».
Il commença par prendre le pain complet et il en découpa une tranche, le trompa dans le verre de lait et le mit dans sa bouche. Ensuite, il a pris le thé et en but une gorgée. Et à ce moment-là, une personne entra dans le restaurant et s’approcha du lieutenant :
« Ah ! Vous êtes là ! Je pensais ne pas arriver à temps ». La personne saisit une chaise et s’est mis à la table de monsieur Moth. Elle prit une tranche de pain et ...




Disponible

Recueil de nouvelles






"Je ne suis pas fou" disait-il.




Et tout à coup, Michelle s’entrava et s’écroula par terre. L’homme s’est approché d’elle. Elle reconnut le monsieur charmant qui a acheté une baguette pas trop cuite. Elle lui sourit. Mais de suite, la peur est revenue, car elle ne revoyait pas ce sourire si gracieux qu’il avait eu à son égard. Elle commença à trembler, et son agresseur lui conseilla de ne pas crier. Car il venait de poser un couteau avec une lame de plusieurs centimètres sur sa joue droite. Il aida à se relever, et il lui ordonna de le suivre sans faire d’histoires. Monsieur Gé força Michelle à l’accompagner chez lui. À l’entrée "V" rue des morts. Michelle le suivait en vacillant sur ses jambes, elle était tenue par le coude et la pointe de la lame lui chatouillait les côtes. Michelle espérait qu’une chose que quelqu’un vienne à son secours. Mais hélas, la rue est déserte. Et ses espoirs sont restés vains. Et ils étaient déjà arrivés
chez monsieur Gé.

Il ouvrit sa porte, une odeur nauséabonde se dégageait de l’intérieur, Michelle croyait qu’elle allait vomir. Mais elle n’a pas eu le temps de faire le moindre mouvement. Elle fut poussée violemment dans l’appartement et la porte se referma aussitôt, à clé. Monsieur Gé enleva son manteau et appuya sur l'interrupteur et la pièce s'est éclairée. Michelle était horrifiée, l’homme si élégant de l’après-midi était transformé en un sans domicile fixe. Elle ne comprenait pas ce qui se passait. Alors monsieur Gé s’avança vers elle et il lui demanda :
« Vous voulez boire un verre. »
Et il s’est assis sur un vieux canapé poussiéreux. Michelle s’est mise à tousser et ses jambes la lâchaient, elle tomba de tout son long sur le sol. Elle s’était évanouie. Monsieur Gé s’est servi un verre d’alcool fort et il regarda sa proie avec envie. Alors il avala vite sa boisson et il fallait qu’il se mette au travail. Il n’avait pas besoin de la droguer, car elle ne bougeait pas. Dans son appartement monsieur Gé avait fait un sous-sol. Il entreposait son vin et autre ustensile utile à son passe-temps favori. Il ouvrit la porte et il descendit dans son repère. Et quelques minutes après, il était de retour avec un nouvel accoutrement

 

 

 
 

 

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